Le brûleur

Pas question de dopage, mais la BICYCLETTE sera chauffée à l’alcool. Le brûleur sera particulier, toutefois nous ne pouvons pas encore en vendre la mèche. Sachez que cette étape serpentera dans la région de ST OMER, endroit idéal pour des marais et possédant à HOULLE probablement la dernière fabrique familiale d’eau de vie à genièvre fondée en 1812, époque où le Nord en comptait 72. Aujourd’hui la distillerie de HOULLE produit 300 hectolitres par an. De quoi faire fonctionner l’une de nos BICYCLETTE pendant……100 000 heures. Mais ce serait dommage, bien que ce soit avec modération.

Ce TOUR du NORD de la BICYCLETTE est vraiment particulier. Nous nous demandons si les organisateurs, et les journalistes qui les accompagnent, ne sont pas parfois dépassés par les événements. Ainsi après la journée de repos bien gagnée, que nous vous avons décrite en détail (voir notre édition précédente comme vous pourriez lire dans la presse professionnelle) la cinquième étape est presque passée inaperçue. En somme une étape contre la montre tant elle a été rapidement bouclée. Tout c’est passé comme si on avait voulu la brûler, évidemment.

Il faut dire que le brûleur, ben oui, vous venez de comprendre, est on ne peut plus simple : un tube pour amener le combustible et deux tubes supports de mèche. Ajoutez à cela une fixation en bout, arrondie s’il vous plait pour faire joli (mais cela nécessite cependant une reprise de chaque support à la fraiseuse) Toutes ces pièces sont assemblées par brasage à l’argent.

Bien installé sur le châssis, il sera alimenté depuis un réservoir muni d’une cuve-trop-plein. Une disposition permettant d’éviter les débordements toujours préjudiciables, surtout dans les courses cyclistes.

Tout comme le moteur de la bicyclette, le brûleur sera facilement démontable, ne serait-ce que pour changer les mèches.