Le châssis

Ce devait être une étape de montagne, difficile. Et dans le Nord les pentes sont d’autant plus difficiles à franchir qu’elles sont inattendues. Le peloton s’apprêtait donc à souffrir.

Mais le leader d’une autre équipe, Gérard en l’occurrence, avait sa botte secrète, une méthode germanique : le laser aryen. Oubliée la corvée de perçage/découpage, les flancs des châssis ont été découpés au laser. Méthode propre, nette, rapide. A présent il suffit de faire le reste. Cela devrait aller bon train d’autant plus que nos équipiers passeront à DOUAI siège d’ARBEL société créée en 1894 sous le nom de Forges de Douai, où se trouvent encore les usines, cette société fabrique des wagons spéciaux pour houille et coke, ainsi que les pièces de métallurgie lourde telles que gros emboutis, châssis de voitures, réservoirs, etc. Les wagons spéciaux pour transports lourds brevetés vers 1905, furent exploités par une filiale dont Arbel possédait toutes les sections. En 1939, la SNCF unifia tous les parcs de wagons spéciaux qu'elle confie à partir de 1941 à la Société de gérance de wagons de grande capacité (SGW). Cette situation étant devenue définitive après la guerre, Arbel supprima ses filiales et géra directement sa participation dans cette Société.

 

Chassis démonté

 

Cela n’a l’air de rien mais ce fameux châssis qui va servir de cadre à notre BICYCLETTE comprend deux flancs, ceux découpés au laser, deux traverses et quatre entretoises qu’il convient de percer, voir tarauder (M2x40 s’il vous plait). Autrement dit bien du souci pour JEAN et RAYMOND qui se partagent le travail.

 

Jean   Raymond

 

En septembre 2007 ils avaient bien raison d’être fiers d’aligner le résultat de leurs efforts

 

Ce qui permettra bientôt de présenter une BICYCLETTE avec son cadre, pardon son châssis